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Plus que toute autre, Paris est une ville cosmopolite. Les gens viennent du monde entier, attirés par cet aimant pour y découvrir la mode, faire du shopping ou par gourmandise. Paris charme par son art de vivre. On y trouve un savoir-faire et un artisanat de qualité, une spécificité, une tradition ancrées dans le temps : déjà sous Louis XIV, avec Colbert les grandes manufactures étaient implantées dans la ville. On y trouve une création foisonnante et dans des esprits différents, à n’importe quel prix. Je dirais même : au juste prix, car aujourd’hui, c’est devenu un critère important. Tout le monde ne peut s’habiller chez les grands créateurs, mais chacun peut quand même craquer pour un accessoire qui, rentré chez soi, deviendra le souvenir d’un moment de bonheur à Paris.
Paris crée en chacun de nous un passé que l’on ignorait. Apollinaire se souvenait de ses amours sous le Pont Mirabeau « Sous le Pont Mirabeau coule la Seine, Et nos amours, faut-il qu’il m’en souvienne… » Chacun à son passage à Paris a son Pont Mirabeau, ce souvenir, cet élément déclencheur d’une émotion,… Ca n’est jamais un temps perdu, et c’est un temps retrouvé lorsque l’on rentre chez soi.
Paris au soleil, Paris un beau jour de pluie, Paris la nuit : peu importe. Des moments sont gravés, inoubliables.
Le chic parisien est bien vivant! Et cela, on le doit au fabuleux mélange des populations que l’on trouve à Paris, tous ces gens qui viennent de partout pour « faire » la capitale. Peu de Parisiens sont effectivement nés à Paris. Moi-même, je suis né à Aix-en-Provence.
Ainsi, le projet du Grand Paris prend en compte cette dimension et prépare à ce que la capitale sera dans trente, quarante, cinquante ans.
Paris est toujours une référence dans la mode. Tous les designers, les créateurs du monde entier (Russes, Allemands, Britanniques, Italiens) rêvent de venir défiler, de présenter leurs créations à Paris. C’est ce qui fait la différence entre Paris et d’autres capitales de mode qui, à quelques exceptions près, ne présentent que des créations nationales.
Avec l’ouverture à l’Est, Paris est redevenue le centre, la plaque tournante de la mode et du shopping. Ukrainiens, Russes, Chinois, Japonais…, tous veulent découvrir Paris. Ce mix des populations, ces échanges sont générateurs de stimulation. Entre la couture, le prêt-à-porter, les collections printemps/été, automne/hiver…, un couturier doit créer 130 à 140 modèles chaque année. Paris est le vivier d’une véritable émulation, d’une recherche permanente de nouvelles matières, de nouveaux procédés, qui demandent parfois plusieurs années pour aboutir. C’est ce qui permet à la création de perdurer. Paris, capitale du shopping, il suffit de se promener vers huit heures le matin en janvier, au moment des soldes, pour voir les queues devant les portes des grands magasins et de certaines boutiques !
Certains de mes clients économisent toute l’année pour pouvoir venir à Paris s’offrir une belle pièce à prix soldé.
Les deux sont indissociables. Paris cumule plaisir du shopping, plaisir de la bouche et plaisirs culturels. Certains diront que c’est une ville musée, au patrimoine unique. C’est totalement vrai. A Paris se trouve le plus grand musée du monde : le Louvre. Mais c’est une ville en perpétuel renouvellement, plus vivante que jamais, rythmée tout au long de l’année par des expositions temporaires, les fashion week, les meetings internationaux, politiques, économiques... C’est cette diversité, cette richesse, que j’ai voulu traduire dans mon parcours Ambassadeur Soldes by Paris.
L’Office du Tourisme et des Congrès de Paris m’a proposé d’être l’Ambassadeur de Paris, capitale du shopping et de la mode 2010. J’ai accepté avec grand plaisir car la mode est un sujet qui me passionne.
Depuis une dizaine d’années, je voyage beaucoup, je me rends dans les Fashion Week du monde entier (Zagreb, Saint Petersburg, Almaty….) et je commence à connaître beaucoup de personnes, qui me demandent régulièrement de venir chez eux parler de la mode française.
Paris, ville cosmopolite, ville ouverte a un passé. Un extraordinaire passé, symbolisé par les prestigieux monuments qu’on y admire. Mais Paris a aussi un bel avenir, incarné par les créateurs de design, de mode, d’art… Le parcours que j’ai créé pour Soldes by Paris est un parcours affectif à travers lequel une femme ou un homme peuvent retrouver un contact privilégié avec la capitale, ses rues, ses habitants…
On pourrait croire que la mode masculine offre moins de possibilités ou d’audace, pourtant il y a matière à se créer son propre style. Quel qu’il soit ! Pour le parisien, il pourra aller, comme cela m’arrive, chez Costume National pour des blazers aux coupes impeccables, ou encore chez Yves Saint Laurent et Smalto pour un smoking taillé par des mains d’experts. S’il veut mixer chic et décontraction il peut très bien porter son blaser avec un jean en cuir stretch et des baskets tendance Lacoste. Nike également offre un choix immense dans ce domaine, on peut même les customiser dans leur labo dédié. Pour les plus accrocs des dernières tendances, ils pourront dégotter quelques t-shirts en série limitée chez Colette.
Classique ou tendance, chic ou plus osé, si le résultat diffère, le but est le même : se faire plaisir et être bien dans sa peau !
Pour moi, Sarah Marshall incarne la Parisienne à la perfection. La Parisienne est élégante, racée, timide. Un peu agressive aussi, mais toujours avec élégance. Ce qui est intéressant chez elle, c’est qu’elle peut faire du vélo en talons hauts ou, comme une femme ministre, du scooter en smoking. C’est le mélange des genres qui fait la Parisienne. Elle a besoin de séduire, mais de façon décalée. Son message de séduction n’est pas verbal ; il est dans son allure, sa façon de se mouvoir… La Parisienne, on la remarque sans qu’elle se fasse remarquer.
Le Parisien, n’a pas de profil type. En week-end, au travail, en métro, en Vélib’, il profite de ce choix pour s’habiller différemment, en fonction de son occupation, de son plaisir, de ses loisirs… ce qui me fascine chez lui c’est sa capacité à réinterpréter de façon si personnelle chaque fois et élégante, toujours, les nouveaux codes de la mode.
L’allure, ne s’apprend pas, c’est inné : on a de l’allure ou l’on n’en a pas.
La mode est sans cesse en gestation, pas en révolution. Elle suit l’air du temps. Au moment où je vous parle, je travaille déjà sur mes collections 2011. Dans la mode, il faut savoir se projeter dans l’avenir. Il n’y a pas de révolution, mais une évolution permanente, des références au passé, dès influences du présent et des projections dans le futur… et une ébullition permanente!
A dix-huit ans, j’ai suivi des études sur le développement psychologique de l’enfant à la Salpetrière, à Paris. Puis, j’ai été directeur de l’Institut Supérieur de rééducation psychomotrice de la Faculté de Médecine de Nice. J’ai appris à connaître le langage du corps. Et là, on est très près de la mode. Sur les podiums, c’est la même chose. Il se crée un échange, un jeu de comportement, entre le créateur (forcément narcissique) qui a envie de montrer et celui qui regarde et rêve de se projeter dans la création. Mais aujourd’hui, Narcisse a appris à nager. Il ne se noie plus.
Assurément, c’est son caractère affectif. Le parcours que j’ai créé pour Soldes by Paris s’adresse aussi bien à une femme qu’à un homme, seul ou en couple. A travers ce parcours, c’est le côté sensible de Paris que je veux faire découvrir. Il n’y a aucune barrière.
Depuis vingt-cinq ans que je vis ici, rue de Rivoli, j’ai établi une relation particulière avec mon quartier. J’ai appris récemment que, dans cet appartement, Marguerite Yourcenar a écrit la fin des Mémoires d’Hadrien. Cela me ravit car elle est, avec Virginia Woolf, qu’elle a d’ailleurs traduit, mon auteur préféré.
J’habite près du Louvre, et de mon balcon, je vois le musée d’Orsay, deux musées dans lesquels je vais régulièrement. J’aime particulièrement la Grande Galerie des Sculptures du Louvre. C’est en partie pour cela que je déjeune au Café Marly, dont la salle donne sur cette galerie. C’est un des rares restaurants où l’on peut manger en ayant l’impression d’être dans le musée ! On peut y apercevoir les chevaux de marbre de Marly, les originaux qui étaient à l’entrée des Champs Elysées.
J’aime aussi me rendre au musée du Jeu de Paume pour y admirer les oeuvres des grands photographes comme Avedon. Le Centre Beaubourg présente tout au long de l’année des expositions de grande qualité, c’est une référence en terme d’art contemporain. Dernièrement, j’y ai admiré plus de deux cent cinquante tableaux de Pierre Soulages, le maître de l’outrenoir, que j’adore. Et vous voyez, du noir, on revient à la mode, car ce vers quoi tendent tous les créateurs, c’est la fameuse petite robe noire.
Je les aime tous ! De mes fenêtres, je peux admirer la tour Eiffel, le Louvre, la tour Saint-Jacques, Orsay, les Invalides, l’Arc de triomphe, la Grande Arche de la Défense…. J’aime aussi beaucoup les églises parisiennes, comme l’église Saint-Roch, juste derrière chez moi, qui vient d’être restaurée. J’aime toutes ces petites choses, bien plus importantes qu’il y paraît, qui rendent la vie heureuse.
J’aime beaucoup le travail des designers français Jacques Garcia, Christophe Pillet, Jean Nouvel… Je suis beaucoup de designer. C’est pour eux ou des gens comme Ara Starck, les galeries di Meo, Kamel Mennour et bien d’autres que j’aime Paris. Et que Paris m’aime !
Jean-Claude Jitrois vous livre son Paris secret au cours d’une balade à la découverte de ses adresses préférées. Créateur star, à la fois rock et classique, il partage en toute intimité ses astuces et ses coups de cœurs.